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Pour mieux comprendre

Le mécanisme d’ajustement permet à RTE de moduler les niveaux de la production, de la consommation et des échanges pour assurer en permanence l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité. Il est fondé sur des offres faites par les acteurs d’ajustement, sélectionnées selon la préséance économique au regard du besoin identifié.

Légère baisse du volume global d'ajustement


Le volume global d’ajustement recule légèrement par rapport à l’an dernier avec 8,1 TWh, ce qui représente 1,7% de la consommation annuelle brute. A la hausse comme à la baisse, les ajustements restent majoritairement réalisés par la filière hydraulique.
Les ajustements en provenance de l’étranger, notamment depuis l’Allemagne et la Suisse, sont toujours importants (40% des volumes activés à la hausse et 19% à la baisse) même s’ils sont en diminution par rapport à 2018.

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Situations tendues sur le mécanisme d’ajustement


On considère qu’une situation est tendue du point de vue de l’équilibre offre-demande lorsque RTE génère un ou plusieurs messages de manque d’offres concernant le mécanisme d’ajustement (alertes ou modes dégradés) afin que les acteurs complètent leurs offres.

Le nombre de situations tendues à la hausse (lorsque la consommation d’électricité est supérieure à la production) reste stable par rapport à 2018 avec 63 demi-journées. Ces situations ont des origines variées (mouvements sociaux sur le parc de production, canicule et contraintes environnementales, vagues de froid…). Le mois de décembre, marqué par des mouvements sociaux importants, représente à lui seul 23 demi-journées.
Le nombre de situations tendues à la baisse augmente avec 14 demi-journées (voir « Pour mieux comprendre » ci-dessous).

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Les situations tendues de l’équilibre offre-demande à la baisse

Bien que les situations tendues à la hausse (lorsque la demande d’électricité est supérieure à l’offre) soient plus intuitives, le réseau de transport d’électricité est parfois confronté à des cas de tension lors de surplus de production. Ces situations sont observées lors des creux de consommation (baisse d’activité due aux congés, aux week-ends et aux jours fériés). Elles sont plus nombreuses l’été, où la consommation est réduite, mais peuvent apparaître dès les week-ends de printemps, en particulier lorsque les productions éolienne et photovoltaïque sont importantes en Europe alors que la consommation y est faible.
Il peut alors être nécessaire à la France d’exporter massivement de l’énergie afin de ne pas se retrouver en excès de production. Lorsque les limites d’export sont atteintes, RTE peut demander la baisse ou l’arrêt momentané de groupes de production. La priorité donnée à l’utilisation de la production éolienne et solaire peut conduire en particulier à des baisses significatives de la production thermique à combustible fossile et nucléaire.
La fréquence de telles situations de surplus augmente ces dernières années notamment en raison de la poursuite du développement des énergies renouvelables et la hausse observée des contraintes de production minimum des groupes nucléaires (contraintes techniques déclarées par les centrales).