Pas d’évolution dans la répartition sectorielle de la consommation


La répartition sectorielle de la consommation sur les réseaux (hors EDF-SEI et ELD) de transport RTE et de distribution d’Enedis est similaire à celle de l’année 2018.

Le secteur le plus consommateur reste le secteur des entreprises et des professionnels (47%), suivi par le résidentiel avec près de 36% de la consommation finale d’électricité et enfin la grande industrie qui représente 17% du volume total.

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Qui sont les clients de RTE ?

RTE agit pour le bénéfice de la collectivité et de ses clients – les producteurs et les distributeurs d’électricité, les industriels et les négociants, en proposant des solutions qui participent à la maîtrise des coûts du système électrique et qui préservent ainsi l’activité économique.

Gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE est au cœur du système électrique et a la charge de l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité. 24 h/24 et 7 j/7, RTE joue un rôle clé pour aiguiller les flux d’électricité et optimiser le fonctionnement du système électrique pour ses clients et la collectivité. RTE achemine l’électricité en tout point du territoire, depuis ses lieux de production jusqu’aux sites industriels qui sont directement raccordés à son réseau et jusqu’aux réseaux de distribution qui font le lien avec les consommateurs finaux.

Légère baisse de la consommation sur les réseaux de distribution


La consommation corrigée des variations saisonnières des PME/PMI, des professionnels, des entreprises et des particuliers sur le réseau de distribution, pertes incluses, reste stable depuis sept ans malgré une légère diminution de 0,5% entre 2018 et 2019.

L’application des directives et réglementations sur l‘efficacité énergétique des équipements contribue à la tendance observée. A ces effets s’ajoute le ralentissement de la croissance du parc de nouveaux bâtiments chauffés à l’électricité, lié à la réglementation thermique 2012.

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Baisse de l'activité de la grande industrie


La consommation de la grande industrie* directement raccordée au réseau public de transport s’élève à 64,3 TWh*. Ce volume est en recul de 3% par rapport à 2018. Ce recul concerne les secteurs de la sidérurgie, du papier carton, de la construction automobile et des transports ferroviaires.

* autoconsommation incluse, hors pertes, hors secteur énergie et corrigée des variations saisonnières

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L’interruptibilité des grands industriels activée deux fois en 2019

L’électricité se stockant difficilement, le réseau de transport doit assurer en permanence l’équilibre entre la production et la consommation. La fréquence du réseau reflète cet équilibre. Si la consommation devient supérieure à la production, la fréquence baisse, et inversement si la production est supérieure à la consommation, la fréquence augmente.

En France, le dispositif d’interruptibilité, défini par les textes législatifs et mis en œuvre par RTE depuis 2014, permet la baisse immédiate de consommation de sites grands consommateurs d’énergie, volontaires et rémunérés pour ce service. Ce dispositif, activé de manière automatique lorsque la fréquence du réseau chute en-dessous d’un certain seuil, contribue au rétablissement de la fréquence en diminuant le niveau de consommation. Il concerne aujourd’hui 22 sites industriels et représente une réserve de 1500 MW mobilisable en moins de 30 secondes.

Le dispositif a été activé pour la première fois au niveau national le jeudi 10 janvier 2019 à 21h, puis une seconde fois le 7 octobre à la même heure lors du passage de l’heure ronde. Ces périodes sont les plus délicates à gérer pour le réseau car elles correspondent à la variation des programmes d’échange d’électricité entre pays européens et induisent donc de façon simultanée l’arrêt, le démarrage et la modification de production de centrales partout en Europe.
Pour ces deux journées, d’autres évènements concomitants (erreur de mesure sur une ligne entre l’Allemagne et l’Autriche le 10 janvier, perte d’un groupe de production le 7 octobre) ont accentué la baisse de fréquence, usuelle lors de ces changements de programme, et ont fait passer la fréquence sous le seuil d’activation du dispositif d’interruptibilité. Il est important de mentionner que le déclenchement du dispositif d’interruptibilité n’est pas lié à l’intermittence des énergies renouvelables.

En tout état de cause, il est nécessaire de préciser qu’un tel écart de fréquence ne fait pas peser à lui seul un risque de black-out sur le système européen. Il nécessite en revanche de mobiliser des moyens pour permettre de ramener la fréquence rapidement à 50 Hz. En France, l’utilisation de l’interruptibilité a montré que le mécanisme était capable de réagir correctement en temps réel et de contribuer au soutien de la fréquence.

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