Pointe de consommation annuelle


La consommation d’électricité atteint un pic de 88,5 GW le jeudi 24 janvier 2019 à 19h lors d’un épisode marqué de neige en plaine. Ce pic est dans la moyenne des 20 dernières années en France.
Le 25 juillet 2019, la consommation atteint sa pointe estivale de 59,1 GW proche du pic historique de juin 2017 avec 59,5 GW. Ce pic s’explique par un épisode de canicule et par une activité économique encore soutenue en juillet.

Le minimum de consommation, observé le dimanche 11 août 2019, atteint 30,8 GW.

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Pour mieux comprendre

Pourquoi des pics et des creux de consommation ?

La consommation française dépend fortement de la saison, du jour et de l’heure

En hiver, l’utilisation du chauffage électrique entraîne une consommation plus importante qu’en été.
De même, l’activité de la population engendre une consommation plus élevée en semaine que le week-end.
Au cours de la journée, les usages de type éclairage et cuisson qui interviennent notamment le soir, lorsque les français rentrent chez eux, sont à l’origine du pic observé aux alentours de 19h.

En hiver, la consommation augmente de 2 400 MW par degré perdu


La consommation d’électricité en France dépend fortement de la température, notamment pendant les mois d’hiver en raison du parc important de chauffages électriques.

Pour établir les chiffres de consommation corrigée de l’aléa de température, RTE utilise un modèle qui vise à séparer la consommation en une part thermosensible et une part non thermosensible. La forme de la courbe de la consommation totale est imposée par la composante thermosensible.

Cette sensibilité à la température de la consommation d’électricité est variable au cours de la journée. Elle est estimée en moyenne à environ 2 400 MW par degré Celsius en hiver.

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Enjeux du développement de la mobilité électrique pour le système électrique

Le secteur des transports représente près de 30% de la consommation énergétique finale et près de 40% des émissions de gaz à effet de serre. Localement, il affecte la qualité de vie des Français. Fort de ce constat, les pouvoirs publics, aux niveaux national, européen et local, mettent en place des politiques visant à faire émerger une mobilité plus propre. Si les véhicules électriques ne constituent pas la seule solution pour décarboner le secteur des transports, l’essor de la mobilité électrique est désormais une certitude au regard des actions engagées par l’ensemble des acteurs de la filière. Dans ce cadre, RTE a été saisi de demandes régulières des parties prenantes pour poursuivre la démarche engagée dans le Bilan Prévisionnel 2017. En co-pilotage avec l’AVERE , RTE a mis en place un groupe de travail réunissant l’ensemble des parties intéressées pour mener un travail de concertation et produire sur cette base, scénarios et analyses qui étudient les enjeux du développement de la mobilité électrique pour le système électrique français. Le rapport de ce groupe de travail a été publié le 15 mai 2019.

Un système électrique en mesure d’accueillir le développement de l’électromobilité
• A l’horizon 2035, le développement de l’électromobilité représenterait au plus 10% de la consommation électrique totale. Le parc électrique décrit par la PPE est amplement suffisant pour couvrir ce nouvel usage. Les appels de puissance sont extrêmement différenciés selon le degré de pilotage et les caractéristiques générales des scénarios : entre +8 GW dans le cas d’un scénario contraignant pour le système électrique et -5.2 GW dans le cas d’un scénario très favorable, la pointe hivernale de consommation étant de l’ordre de 100 GW.
• Les trajets longs sont minoritaires dans les distances parcourues annuellement et les épisodes les plus contraignants se produisent à des moments (été, week-end) où le système électrique dispose de marges abondantes. Un point de vigilance concerne les vacances de Noël dans un scénario de vague de froid. C’est bien la mobilité du quotidien qui constitue le principal enjeu pour le système électrique, avec des appels de puissance qui pourraient se concentrer autour de 19h-21h si les recharges n’étaient pas pilotées.
• Bien que ne constituant pas un prérequis technique à l’intégration de la mobilité électrique, le développement du pilotage est une option sans regret pour le système électrique. En sus de lisser les recharges, il permettrait dans le cadre du parc électrique tel qu’il est décrit par la PPE, d’adapter la consommation, à l’échelle de la journée et de la semaine, aux variations de production ENR dans des proportions très intéressantes.

Articulation entre mix électrique et électrification des transports : des gains économiques significatifs
• La production d’électricité pour la recharge des véhicules électriques constitue une partie infime du coût complet de la mobilité et ne représente que 5% du coût complet du système électrique à l’horizon 2035. Ce poste de coût varie selon le degré de pilotage.
• La généralisation du pilotage conduit à des gains collectifs annuels de près de 1 M€ qui représentent à court terme une meilleure valorisation des ENR et une moindre modulation du parc nucléaire et à moyen terme, évitant le développement ou le maintien de capacités de pointe.
• L’articulation entre déploiement de la mobilité électrique et évolution du mix se traduit par :
– une réduction des besoins de soutien public au développement des ENR
– une meilleure stabilité des prix de l’électricité et la réduction des situations de prix faibles ou négatifs
– des recharges au moment où le coût de l’électricité est le plus faible.

 

Consultez le Bilan prévisionnel de RTE :

Les prévisions de consommation ainsi que les évolutions liées aux usages sont détaillées dans le Bilan prévisionnel de RTE publié cette année.

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