Une consommation en légère baisse


Une tendance à la stabilisation de la consommation totale d’électricité s’observe depuis plusieurs années et traduit globalement une meilleure maîtrise de la consommation malgré une utilisation croissante d’appareils électriques.

En 2019, on note cependant une consommation légèrement en baisse par rapport à 2018 et à son plus bas niveau depuis 10 ans.

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Consommation brute


En 2019, la consommation brute s’établit à près de 474 TWh, soit une baisse de 1% par rapport à l’année précédente. Cette légère baisse s’explique par des températures globalement plus douces en début d’année et par une croissance économique moins soutenue qu’en 2018.

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Pourquoi corriger la consommation brute ?

Pour mieux observer les évolutions structurelles

Lorsqu’il fait très froid, de l’électricité est consommée pour se chauffer. A l’inverse lorsqu’il fait très chaud, de l’électricité est consommée pour se rafraîchir. Pour mieux observer les évolutions structurelles d’une année à l’autre, la consommation d’électricité est corrigée de « l’aléa météorologique ». La demande d’électricité correspond alors à la demande qui aurait été observée si les températures avaient été les températures de référence.

D’autres éléments peuvent être corrigés. Par exemple, les années bissextiles comportent un jour de plus en février. Pour s’affranchir de cet effet calendaire, la consommation est corrigée de façon à ne compter que 365 jours.

 

 

Consommation corrigée


Hors secteur de l’énergie, la consommation corrigée des aléas climatiques et des effets calendaires atteint 473 TWh, soit un niveau en légère baisse par rapport à 2018 (-0,5%) et relativement stable sur les dix dernières années.

La consommation française d’électricité est entrée dans une phase de relative stabilité depuis 2010. Cette tendance vient d’un ralentissement progressif de la croissance de la demande observé depuis plusieurs décennies : le taux de croissance s’est progressivement réduit pour s’établir à un niveau nul depuis 2010.

Ce ralentissement structurel de la consommation d’électricité en France, constaté également dans la plupart des pays européens, s’explique essentiellement par :

  • une diffusion et un renforcement des actions d’efficacité énergétique au sein des bâtiments et sur les performances des équipements générant une baisse de consommation pour satisfaire le même besoin ;
  • un ralentissement tendanciel de la croissance économique et de la croissance démographique depuis plusieurs décennies ;
  • l’évolution structurelle de l’activité économique qui tend à se tertiariser, les services étant de quatre à cinq fois moins consommateurs d’électricité que le secteur industriel à niveau de production équivalent.

A noter : l’étude de la consommation corrigée nécessite d’exclure du périmètre le secteur de l’énergie, ce dernier étant fortement impacté en 2012 par le changement de procédé d’enrichissement de l’uranium, entraînant une forte réduction de consommation.

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Evolution de la température par rapport à la température de référence


L’année 2019 s’établit comme l’une des années les plus chaudes enregistrées (+0,5°C par rapport à la température moyenne de référence) équivalente à l’année 2014 mais légèrement inférieure à l’année 2018.

Des contrastes sont cependant observés en zoomant sur l’analyse journalière (source : Météo France) :

  • L’année 2019 a débuté avec une température légèrement inférieure à la normale de -0,3°C pour le mois de janvier, suivi d’une température beaucoup plus élevée (supérieure à la normale de +0,6 à +2,2°C) ;
  • Le mois de mai 2019 a le plus souvent obtenu des températures inférieures aux normales (de -1,1°C) ;
  • Le mois de juin 2019 se classe au 5ème rang des mois de juin les plus chauds depuis 1900 avec des températures de plus de 46°C en Occitanie ;
  • Les températures de l’été 2019 ont elles aussi été le plus souvent supérieures aux normales avec un mois de juillet marqué par une canicule exceptionnelle sur la moitié nord du pays avec des température dépassant les 40°C classant ce mois au 4ème rang des mois de juillet les plus chauds depuis 1900.
  • Les températures des derniers mois de l’année ont été aussi le plus souvent supérieures aux normales (supérieures à la normale de +2°C pour les mois d’octobre et de décembre).

La consommation est corrigée de ces variations ce qui permet d’observer plus finement les évolutions structurelles.

 

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